Au collège, des liseuses numériques pour inciter à lire

Gilles CORNILLET - LE PRINCIPAL -  voir en grand cette image
Gilles CORNILLET - LE PRINCIPAL

A la Fontaine-Margot, à Brest, l’établissement achète pour 3500€ de romans « papier ». Il va aussi acquérir entre 30 à 60 liseuses. Pour « mixer les façons d’apprendre et les supports d’apprentissage ».

Trois questions à Gilles Cornillet, principal de la Fontaine-Margot, à Brest.

Vous avez acheté pour 3 500 € de romans. Pour quelle raison ?

Avec les enseignants, on veut mettre l’effort sur la lecture. Tous les niveaux sont concernés, de la 6e à la 3e. Ce sont des frais en moins pour les familles, sachant que plus de 40 % ont des revenus modestes. L’objectif est que les élèves lisent entre trois à six ouvrages par an.

On connaît votre goût pour les nouvelles technologies. Vous allez aussi acheter des liseuses ?

Nous allons acquérir entre 30 à 60 liseuses électroniques (à 100 € l’unité). L’intérêt, c’est de mixer les façons d’apprendre et les supports d’apprentissage.

Vous croyez que ça sera efficace ?

Nous avons deux expériences intéressantes. Depuis l’an passé, nous utilisons Pearltrees, un service web qui permet de partager des contenus numériques. Des élèves qui n’ouvraient jamais un livre ou un cahier, utilisent leur tablette ou smartphone. Et apprennent des cours grâce à des sons ou des vidéos. Idem avec le projet Voltaire, logiciel qui permet d’améliorer l’orthographe. Des élèves ont progressé. On fait le même pari avec la liseuse ! Ça marche quand on a des outils informatiques qui complètent bien ce que font les enseignants au quotidien.

Journaliste : Laurence GUILMO. Publié le 30/08/2018

Voir en ligne : Ouest France Brest