Le numérique avance à grands pas sur notre société et s’intéresse de plus en plus l’école sous toutes ses formes.

À ce titre l’académie de Rennes vient de créer, pour la nouvelle année, quatre coopératives pédagogiques numériques, une par département. Pour le Finistère, c’est au lycée Vauban qu’elle se situera pour le second degré, mais aussi au collège de La Fontaine-Margot pour les collèges et à l’école du Petit-Paris pour les enseignements élémentaires. « L’idée, avance Marc Le Gall, l’un des animateurs de cette coopérative new-look, est de proposer une salle bien équipée pour les enseignants quels qu’ils soient, afin de pouvoir porter des nouveaux projets et des nouvelles formes d’apprentissage ». Jean-Michel Le Baut, prof de français au lycée de l’Iroise aguerri aux nouvelles technologies, va plus loin. « Dans diverses études, il est montré que celui ou celle qui sera éloigné de l’outil numérique dans cinq ans sera considéré comme un illettré ».

La Cité des télécoms emboîte le pas

Pour l’instant, ces salles et ces dispositifs ne seront accessibles qu’aux enseignants. « On peut très bien imaginer des passerelles entre les niveaux, mais aussi des passerelles entre les matières. On peut entre autre imaginer un prof de techno qui apprend la manipulation et la programmation d’un drone, et un prof de français qui avance une histoire sur le voyage du drone ». Les balbutiements prometteurs le sont d’autant plus qu’ils coïncident avec la volonté de la Cité des télécoms de Pleumeur-Bodou (22) de proposer des ateliers itinérants. « Nous recevons depuis longtemps des scolaires de toute la région, nous avons d’excellents rapports avec l’académie, dit-on. Mais depuis cette année, nous avons imaginé des ateliers itinérants et nous pouvons aller dans tous les collèges et lycées de la région, grâce à un système de valises que nous transportons ». Au menu, la programmation des robots, le numérique de A à Z, la sécurité internet et l’innovation. Il suffit de demander. « Nous serons très heureux de les recevoir quand ils veulent » se réjouit Marc Le Gall. Bientôt la salle sera refaite « façon start-up », équipée dernier cri en divers ordinateurs et tablettes. Le numérique vogue donc vers l’avenir : réduire sa fracture « non plus dans la possession mais dans les usages » promet d’être l’un des prochains grands défis « de la citoyenneté », promet-on ici, dans le vol des drones et la visite virtuelle commentée du frontispice de l’abbaye de Conques.

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